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Faute de la victime de dommage corporel : ce qui change avec la décision du 29 mai 2026

  • Photo du rédacteur: Camille Janssens
    Camille Janssens
  • 11 août
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 11 août


Se blesser lors d'une activité sportive, encadrée ou dans un établissement de loisirs à Bordeaux ou en Gironde est un événement brutal. Entre les soins, les arrêts de travail et les douleurs, la question de l'indemnisation se pose très vite. Trop de victimes commettent l'erreur de baisser les bras en pensant que leur propre imprudence les prive de tout droit à réparation.  


Bonne nouvelle : l’Assemblée plénière de la Cour de Cassation adopte une position protectrice des victimes et fait bouger les lignes à travers une décision remarquée rendue le 29 mai dernier à consulter en ligne.  


Décryptage avec votre avocate intervenant en droit du dommage corporel.  


1. Le principe de la faute de la victime comme cause d’exonération du responsable


Lorsqu'un accident survient dans un club de sport, un parc aventure ou lors d'une activité de loisir encadrée, l'assureur de l'organisateur a longtemps eu un réflexe bien rodé : rejeter la responsabilité sur la victime en invoquant une faute de la victime. Celle-ci permet en effet classiquement en droit de la responsabilité au responsable du dommage de s’exonérer totalement ou partiellement selon ses caractéristiques.  


2. Ce que change la jurisprudence de 2026


La plus haute juridiction française renforce la protection des victimes de dommages corporels.  


Elle considère que désormais l’organisateur professionnel d’une activité sportive ou de loisir ne peut s’exonérer de sa responsabilité en invoquant une faute d’imprudence de la victime s’il n’a pas lui-même dispensé « les consignes de sécurité nécessaires à la pratique de l'activité et adaptées au public concerné ».  

En clair : si le professionnel n'a pas pris toutes les mesures de sécurité qui s'imposaient, c'est à lui (et à son assurance) de réparer intégralement vos préjudices, même si vous avez commis une maladresse au moment de l'accident.  


Attention : cette décision ne crée pas une immunité totale des victimes mais permet d’écarter l’éventuel partage de responsabilité si le professionnel ne remplit pas au préalable son obligation d’information et de mise en garde.  


3. Le rôle protecteur de la jurisprudence


Cette décision est également à saluer parce qu’elle reconnait la place spécifique qu’occupe le dommage corporel dans le droit positif.  

Au-delà des règles de prescription spécifiques à l’indemnisation du préjudice corporel (voir notre article dédié à ce sujet), la Cour de Cassation dégage une nouvelle règle protectrice pour les victimes.  


4. Comment faire valoir vos droits après un accident en Gironde ?


Pour obtenir gain de cause face aux compagnies d'assurance, la constitution du dossier doit être rigoureuse dès les premiers jours.  

  • Conserver les preuves : Recueillez les témoignages, prenez des photos du site ou du matériel défectueux, et conservez votre bulletin d'adhésion ou votre billet.  

  • Faire constater les blessures : Obtenez un certificat médical initial détaillé décrivant vos blessures aux urgences ou auprès de votre médecin, et évaluant notamment l'ITT (Incapacité Totale de Travail).  

  • Ne signez rien sans conseil : Les propositions d'indemnisation amiable des assurances sont très souvent sous-évaluées.  


Victime d’un accident de sport ou de loisir à Bordeaux ou en Gironde ?


Le cabinet de Me JANSSENS, tourné vers la défense exclusive des victimes, vous accompagne pour faire valoir vos droits et obtenir la juste réparation de vos préjudices. Contactez le cabinet pour une étude personnalisée de votre situation.  

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